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CHRONOLOGIE SUCCINCT DE L’HISTOIRE DU
BURKINA FASO (Ex HAUTE-VOLTA)
 
La Haute-Volta a pris le nom de Burkina Faso («pays des hommes intègres») en 1984 ; jusqu’à cette date nous utiliserons le terme Haute-Volta.
Les peuples ou ethnies burkinabè, comme tous les peuples, sont issus de très anciens et complexes métissages entre populations depuis des siècles.
La chronologie proposée sur l’histoire du Burkina Faso est succincte et essentiellement politique. Elle est divisée en quatre parties :
–Des origines au XVe siècle : populations les plus anciennement installées ;
–Du XVe siècle à la fin du XIXe siècle : migrations, mise en place d’ensembles
politiques variés et formation des peuples (ou ethnies)
–De la fin du XIXe siècle à 1960
–De 1960 à nos jours.
Le Burkina Faso compte une soixantaine d’ethnies.
 
 
DES ORIGINES AU XVe SIECLE
POPULATIONS LES PLUS ANCIENNEMENT INSTALLEES
(Voir les articles sur l’Archéologie.)
 
Plusieurs groupes de populations, par leurs traditions historiques, attestent de l’ancienneté de leur occupation de l’espace actuel du Burkina Faso, souvent bien avant le XVe siècle.
Au Sud et au Centre : Bissa, Ninsi, Yonyoosé, Gurunsi ou Gourounsi (Sissala, Nankana, Koussacé Kasséna, Nouna, Léla, Wyniéma ou Ko, Pougouli).
A l’Est et au Sud-Est : Tindamba, Wooba, Taaba, Tankamba.
Au Nord : Sana (Samo) , Dogon, Kurumba.
A l’Ouest et au Sud-Ouest : Bwa ou Bwaba, Bobo-Luo, Sénoufo.
(En l’absence d’harmonisation des transcriptions linguistiques nous avons retenu les orthographes les plus généralement utilisées)
 
DU XVe SIECLE A LA FIN DU XIXe SIECLE
MIGRATIONS, MISE EN PLACE D’ENSEMBLES POLITIQUES
VARIES ET FORMATION DES PEUPLES
 
Des migrants, venus de toutes les directions, imposent leur domination aux populations les plus anciennement installées et organisent des ensembles politiques variés. Les brassages et métissages entre nouveaux arrivants (conquérants) et anciens occupants ont formé les ethnies et la population actuelles du Burkina Faso.
AU CENTRE, A L’EST ET AU SUD-EST
XV . XVIe siècles
Fondation des premiers royaumes moose par des groupes de migrants conquérants Dagomba-Mampursi-Nakomsé venus du nord du Ghana actuel. L’ancêtre éponyme des Nakomsé est Ouédraogo,fils de Yennenga. Leur métissage avec les peuples conquis (principalement avec les Ninsi et lesYonyoosé) a donné naissance aux Moose (sing. Moaga ; langue : le moore ; Mossi=orthographe francisée).
 
XV . XVIIe siècles
Formation des premiers royaumes gulmance par des groupes de conquérants Bemba ou Buricimba venus de l’est du fleuve Niger, dans la république actuelle du Niger. L’ancêtre éponyme des Bemba/Burgkmair est Jaba Lompo (Diaba Lompo). Leur métissage avec les peuples conquis(principalement avec les Tindamba et les Wooba) a donné naissance aux Gulmanceba (sing. Gulmanceou Gulmancoo ; langue : gulmancema ; Gourmantché= orthographe francisée).
 
XVIIIe . XIXe siècles
Formation d’autres royaumes moose et gulmance ; vie politique intérieure dominée par des querelles successions et par des querelles entre royaumes ; organisation de sociétés à pouvoir centralisé ;sociétés composées de «nobles», «hommes libres» et d’«esclaves» ; il existe des castes dans certaines régions (Yatenga).
 
AU SUD-OUEST ET A L’OUEST
 
Milieu XIVe . XVe siècles
Venu du Nord Ghana actuel, le groupe Gan-Padoro-Dorobe-Komono se met en place.
 
XVIIIe siècle
Venu aussi du Nord Ghana actuel, le groupe Gouin-Turka s’installe dans la région de Banfora et Sindou.
 
Fin XVIIIe siècle . début XIXe siècle
Arrivent successivement, toujours de la même région du Nord Ghana actuel, les groupes Dyan-Lobi,Birifor et Dagara (début XIXe siècle).
 
XVIIIe . XIXe siècles
Bobo-Dyula (Bobo-Dioula) venus du Mandé (dans l’actuel Mali).Un groupe de Dyula, venu de Kong, impose sa domination à plusieurs peuples de l’Ouest.
 
XIXe siècle
Les Peul (Fulbé) SIDIBE et SANGARE créent les «principautés» de Barani et de Dokuy dans le Nord-Ouest (région du Sourou).
Guerre sainte du Marka Mamadou KARANTAO en pays marka, bwaba, wyniéma, dagara, dyan,pougouli. Il fonde Ouahabou.
Guerre sainte en pays san , d’un autre Marka, Ali Kari Amadou DEME.
 
 
AU NORD-EST
 
XVIIIe . XIXe siècles
Suite aux famines et épidémies qui sévissent dans le delta intérieur du Niger, des groupes peul arrivent successivement du Macina dans le Nord-Est :
–première moitié du XVIIIe siècle : création par les Peul Jelgoobé des chefferies de Djibo et deBarabulle dans le Jelgoodji (région de Djibo).
–début du XIXe siècle : création aux dépens des Gulmanceba, par les Peul Ferrobé, de l’émirat du Liptako ; création par un autre groupe de Peul de l’émirat du Yagha .
–début du XIXe siècle : les Touareg, descendus du Nord, fondent l’Oudalan autour de Gorom-Gorom.
 
 
DE LA FIN DU XIXe SIECLE A 19600
 
DEUXIEME MOITIé DU XIXe SIèCLE
 
 
Hégémonies dyula, marka et peul dans le Sud-Ouest, l’Ouest et le Nord-Ouest.
Menaces de Samory dans l’Ouest et dans le Sud-Ouest.
Menaces des Zaberma dans le Sud : invasion du pays gurunsi.
Duerelles de successions à l’intérieur des royaumes et émirats.
 
TROISIÈME RÉPUBLIQUE FRANÇAISE : 1870-1940
 
Les pays du Burkina Faso sont intégrés à l’Empire colonial français.
 
1884-1885
Conférence de Berlin.
 
1886-1894
Exploration des pays du Burkina Faso : Binger (1887-1888).
 
1894-1898
Signature de traités de protectorat et conquête coloniale française : 20 mars 1891 à Bassora ; 20 janvier 1895 à Fada N’Gourma ; 20 janvier 1897 à Ouagadougou ; 11 septembre 1897 à Lokhosso.
 
1895
16 juin 1895 : institution du Gouvernement Général de l’Afrique Occidentale Française (AOF).
 
1900
Création des missions catholiques de Koupéla et de Fada.
 
1904
18 octobre 1904 : réorganisation du Gouvernement Général de l’AOF et création de la colonie du Haut Sénégal et du Niger. La majeure partie des pays du Burkina Faso y est incluse.
 
1915-1916
Révolte de la boucle de la Volta Noire (Mouhoun). Plusieurs milliers de personnes (Marka, Bwaba,Bobo, Sana, Toussian, Léla) se révoltent contre l’autorité coloniale française. La répression est féroce.
 
1919
1er mars 1919 : décret portant création de la colonie de Haute-Volta formée des cercles de Garoua,Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Dori, Dédougou, Say et Fada N’Gourma.
16 mai 1919 : HESLING (François Charles Alexis Edouard) est nommé gouverneur de la colonie de Haute-Volta. Il assure cette fonction jusqu’au 13/1/1928.
 
1924
L’A.O.F., après plusieurs modifications dans l’organisation du Gouvernement Général, se compose de huit colonies (Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, Dahomey, Soudan, Haute-Volta, Niger et Mauritanie) et du Territoire autonome de Dakar et dépendances.
 
1927
Le cercle de Say est rattaché à la colonie du Niger.
 
1931
Grande famine
 
1932
5 septembre 1932 : décret portant suppression de la colonie de Haute-Volta (pour des raisons économiques et financières) et la partageant entre les colonies de Côte d’Ivoire, du Soudan et du Niger.
A la Côte d’Ivoire sont intégrés les cercles de Tenkodogo, Kaya, Ouagadougou, Koudougou, Gaoua,Batié, Bobo-Dioulasso et une partie du cercle de Dédougou (boucle de la Volta Noire) soit 2 011 916 habitants sur 153 650 km2. Les cercles de Fada et Dori (moins le canton d’Aribinda) sont rattachés au Niger soit 278 512 habitants et 67 850 km2. Au Soudan sont intégrés les cercles de Ouahigouya (plus le canton d’Aribinda) et Dédougou (subdivision de Tougan et rive gauche de la Volta Noire) soit 708501 Habitants sur 50 700 km2.
 
1934
Arrivée du chemin de fer à Bobo-Dioulasso.
 
1937
Décret du 13 juillet 1937 portant création, à compter du 1er janvier 1938, d’une région administrative de la Haute-Côte d’Ivoire regroupant les cercles de Ouagadougou, Kaya, Tenkodogo, Koudougou,Gaoua et Bobo-Dioulasso. Louveau est délégué par le gouverneur de Côte d’Ivoire comme résident supérieur à Ouagadougou.
 
ETAT FRANÇAIS : 1940-1945
 
 
 
1942
12 mars 1942 : le Mogho-Naba Kom II meurt. Son fils, Naba Saga II, lui succède.
 
1944
30 janvier . 8 février 1944 : Conférence africaine française de Brazzaville.
 
1945
Création de l’Union pour la Défense des Intérêts de Haute-Volta (UDIHV) par le Mogho-Naba Saga II et campagne pour la reconstitution de la colonie de Haute-Volta.
18 novembre 1945 : Félix HOUPHOUËT-BOIGNY est élu député de Côte d’Ivoire à la 1ère Assemblée nationale constituante contre le Baloum Naba Tenga OUEDRAOGO.
 
 
QUATRIEME REPUBLIQUE FRANCAISE : 1946-1958
 
 
Le territoire de la Haute-Volta fait partie de l’Union française (UF).
 
 
1946
Création de l’Union Voltaique (UV).
11 avril 1946 : vote de la loi HOUPHOUET-BOIGNY supprimant le travail forcé.
2 juin 1946 : HOUPHOUET-BOIGNY est réélu à la deuxième Assemblée nationale constituante.
13 octobre 1946 : référendum constitutionnel. La constitution, qui institue un régime d’Assemblée, est promulguée le 27 octobre 1946 . Naissance de la quatrième République française ; le titre VIII estconsacré à l’Union française «formée, d’une part, de la République française qui comprend la France métropolitaine, les départements et territoires d’outre-mer, d’autre part, des territoires et états associés»(art. 60).
18 octobre 1946 : création du Rassemblement démocratique africain (RDA.) à Bamako.HOUPHOUËT-BOIGNY est élu président.
10 novembre 1946 : HOUPHOUËT-BOIGNY, Ouezzin COULIBALY et Zinda KABORET sont élus députés de Côte d’Ivoire à l’Assemblée nationale française. Les deux derniers sont originaires de la Haute-Côte d’Ivoire.
 
1947
25 mai 1947 : Philippe Zinda KABORET meurt à Abidjan.
4 septembre 1947 : vote de la loi rétablissant la Haute-Volta dans ses limites de 1932, pour des raisons
politiques (lutte contre le RDA suspecté d’alliance avec le Parti communiste).
6 septembre 1947 : Gaston MOURGUES, Délégué dans les fonctions de gouverneur.
 
1948
29 avril 1948 : Albert Jean MOURAGUES, gouverneur. Une lutte acharnée est menée contre le RDA.
30 mai et 13 juin 1948 : élections partielles au Conseil Général de Haute-Volta. Celui-ci compte 50 sièges (10 pour la première section et 40 pour la 2ème section).
27 juin 1948 : élections à l’Assemblée nationale française : Henri GUISSOU, Mamadou OUEDRAOGO et Nazi BONI (liste Union Voltaïque) sont élus contre les candidats RDA.
 
1952
Création du syndicat des chefs traditionnels.
Adoption du code du travail Outre-Mer.
 
1954
Le Dr Joseph CONOMBO est nommé Secrétaire d’Etat à l’Intérieur dans le gouvernement de Pierre MENDES-FRANCE, chargé des Départements d’Outre-Mer et des Travailleurs nord-africains en France.
Arrivée du chemin de fer à Ouagadougou.
 
1956-1958
Yvon BOURGES, Délégué dans les fonctions de gouverneur.
 
1956
2 janvier 1956 : élections législatives. Les élus voltaïques sont : Henri GUISSOU, Joseph CONOMBO, Nazi BONI et Gérard OUEDRAOGO. Aucun candidat RDA n’est élu en Haute-Volta mais le RDA est majoritaire en AOF. HOUPHOUËT-BOIGNY, président du RDA, devient ministre dans le gouvernement de Guy MOLLET.
23 juin 1956 : Vote de la Loi-Cadre ou «Loi Defferre» qui associe davantage les Africains à la gestion de leurs propres affaires.
3 novembre 1956 : Yvon BOURGES, Délégué dans les fonctions de gouverneur.
 
1957
31 mars 1957 : élections à l’Assemblée territoriale : le Parti démocratique unifié (PDU) [union du RDA et du Parti social d’éducation des masses africaines (PSEMA)] obtient 37 sièges sur 70 et le Mouvement démocratique voltaïque (MDV), 26.
17 mai 1957 : formation du premier conseil de gouvernement composé de 7 PDU et de 5 MDV. Yvon BOURGES est président du conseil et Ouezzin COULIBALY en est le vice-président.
12 novembre 1957 : mort du Mogho-Naba Sagha II. Son fils, Mogho-Naba Kougri, lui succéda le 28 novembre.
12 décembre 1957 : formation du groupe parlementaire «Groupe de la Solidarité Voltaïque (GSV)»réunissant 37 conseillers du MDV, du PSEMA et du Mouvement populaire africain (MPA).
17 décembre 1957 : vote de deux motions contre le gouvernement de Ouezzin COULIBALY et ouverture d’une crise gouvernementale.
 
1958
22 janvier 1958 : vote d’une motion de confiance au gouvernement de Ouezzin COULIBALY après le ralliement de Maurice YAMEOGO et de ses amis. Fin de la crise.
7 septembre 1958 : Ouezzin COULIBALY meurt à Paris. Maurice YAMEOGO, ministre de l’intérieur, assure son intérim.
 
CINQUIÈME RÉPUBLIQUE FRANÇAISE : 1958-1960
 
La Haute-Volta est un état membre de la Communauté franco-africaine.
 
 
1958
28 septembre 1958 : la Constitution de la cinquième République française est approuvée en Haute-Volta par 99% des suffrages exprimés. Elle est promulguée le 4 octobre 1958 et institue un Régime présidentiel. Le titre XII consacre la Communauté franco-africaine.
17 octobre 1958 : tentative d’institution d’une monarchie constitutionnelle par le Mogho-Naba Kougri.
20 octobre 1958 : Maurice YAMEOGO devient président du Conseil de Gouvernement en remplacement de Ouezzin COULIBALY.
10 décembre 1958 : constitution d’un gouvernement d’union (7 RDA et 5 PRA, Parti du regroupement africain).
11 décembre 1958 : proclamation de la République. L’Assemblée territoriale se transforme en Assemblée constituante et législative. La Haute-Volta devient Etat membre de la Communauté.
 
1959
MASSON Paul, Haut Commissaire.
28 janvier 1959 : l’Assemblée constituante et législative, à l’unanimité des 59 députés présents, ratifie la Constitution de la Fédération du Mali à laquelle la Haute-Volta adhère.
15 mars 1959 : référendum constitutionnel. La Constitution est promulguée le 19 mars 1959. La Haute-Volta se retire de la Fédération du Mali.
19 avril 1959 : le RDA remporte les élections législatives contre le PRA.
25 avril 1959 : la nouvelle Assemblée investit Maurice YAMEOGO président du Conseil.
1er mai 1959 : Maurice YAMEOGO forme un gouvernement homogène RDA.
29 mai 1959 : Maurice YAMEOGO signe la convention créant le Conseil de l’Entente entre la Côte d’Ivoire, le Dahomey, la Haute-Volta et le Niger.
 
 
 
DE 1960 A NOS JOURS
 
 
PREMIERE REPUBLIQUE : 1960-1966
 
Maurice YAMEOGO est président de la République.
 
 
1960
11 juillet 1960 : signature des accords de transfert des compétences communes de la Communauté à la Haute-Volta.
5 août 1960 : Maurice YAMEOGO proclame l’indépendance de la République de Haute-Volta.
22 septembre 1960 : la République voltaïque est admise à l’ONU.
27 novembre 1960 : adoption par référendum de la constitution de la première République qui institue un régime présidentiel. La constitution est promulguée le 30 novembre 1960.
 
1961
24 avril 1961 : signature des accords de coopération franco- voltaïques.
 
1962
8 juin 1962 : Maurice YAMEOGO interdit, par décret, le remplacement des chefs décédés ou révoqués.
 
1963
29 janvier 1963 : organisation de la Haute-Volta en 4 départements et 40 cercles (loi du 29 janvier).
 
1965
3 octobre 1965 : élections présidentielles : Maurice YAMEOGO est réélu avec plus de 99% des voix.
17 octobre 1965 : second mariage du président YAMEOGO.
décembre 1965 : mesures d.austérité budgétaire : réduction des salaires et des allocations familiales.
 
 
GOUVERNEMENT MILITAIRE PROVISOIRE (GMP) : 1966-1970
 
Régime militaire dirigé par le Lieutenant-colonel Sangoulé LAMIZANA.
 
1966
3 janvier 1966 : fin de la première République voltaïque ; prise du pouvoir par le Lieutenant-colonel Sangoulé LAMIZANA, à la suite d’une grève de syndicats soutenus par des partis clandestins (MLN de Joseph KI-ZERBO) et des opposants de l’UDV-RDA (Joseph OUEDRAOGO).
5 janvier 1966 : la Constitution est suspendue et l’Assemblée nationale dissoute.
8 janvier 1966 : formation du Gouvernement militaire provisoire.
1er février 1966 : création du Comité consultatif.
10 mars 1966 : organisation de la Haute-Volta en 44 cercles, 39 subdivisions, 65 postes administratifs (décret du 10 mars).
9 décembre 1966 : création du Conseil supérieur des forces armées (CSFA). Il est composé des officiers de l’Etat-Major mais pouvait, en cas de besoin, être élargi à tous les officiers de l’armée.
12 décembre 1966 : le CSFA suspend les activités politiques pour une durée de quatre ans.
 
 
DEUXIEME REPUBLIQUE : 1970-1974
 
Le général Sangoulé LAMIZANA est président de la République.
 
 
1970
7 juin 1970 : organisation de la Haute-Volta en 10 départements et 44 cercles (ordonnance du 7 juin).
14 juin 1970 : adoption par référendum de la constitution de la deuxième République qui est promulguée le 29 juin : institution d’un régime parlementaire.
20 décembre 1970 : élections législatives : RDA (37 sièges), PRA (12), MLN (6), Indépendants (2).
 
1971
19 février 1971 : Gérard Kango OUEDRAOGO, président du RDA, est nommé Premier ministre.
22 février 1971 : formation du gouvernement.
 
1972
4-12 mars 1972 : première édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO).
 
 
RENOUVEAU NATIONAL : 1974-1977
 
Régime militaire dirigé par le général Sangoulé LAMIZANA.
 
 
1974
22 janvier 1974 : dépôt d’une motion de censure contre le Premier ministre à l’instigation de Joseph OUEDRAOGO, secrétaire général du RDA, qui dispose au sein du Parti d’une majorité de 20 députés contre 17 à Gérard Kango OUEDRAOGO, président du Parti et Premier ministre.
30 janvier 1974 : l’Assemblée nationale refuse de voter la loi des finances tant que Gérard Kango OUEDRAOGO sera Premier ministre. Blocage institutionnel.
8 février 1974 : l’armée reprend le pouvoir. Le gouvernement et l’Assemblée nationale sont dissous.
11 février 1974 : formation d’un gouvernement de Renouveau national.
novembre 1974 : conflit frontalier entre la Haute-Volta et le Mali.
 
1975
29 novembre 1975 : tentative de création d’un Mouvement national pour le renouveau (M.N.R).
17 et 18 décembre 1975 : grève générale de protestation des syndicats. Le gouvernement abandonne son idée de création d’un parti unique.
26 décembre 1975 : les syndicats réclament pour le pays un retour à une vie constitutionnelle.
 
1976
9 février 1976 : formation d’un nouveau gouvernement.
21 avril 1976 : création d’une Commission chargée d’élaborer un projet de constitution.
 
 
TROISIEME REPUBLIQUE : 1977-1980
 
El Hadj Sangoulé LAMIZANA est président de la République.
 
 
1977
27 novembre 1977 : adoption par référendum de la constitution de la troisième République,qui instaure un «parlementarisme rationalisé» : seuls seront reconnus les trois partis qui auront obtenu le plus de voix aux élections législatives.
 
1978
30 avril 1978 : les élections législatives donnent les résultats suivants : UDV-RDA, 28 députés;UNDD, 13 députés ; UPV, 9 députés ; PRA, 6 députés ; UNI, 1 député.
14 mai 1978 : premier tour des élections présidentielles que se disputent quatre candidats : Sangoulé LAMIZANA (candidat du RDA), Macaire OUEDRAOGO (UNDD), Joseph OUEDRAOGO (Front de Refus RDA), Joseph KI-ZERBO (UPV).
28 mai 1978 : le deuxième tour des élections présidentielles oppose Sangoulé LAMIZANA (RDA) et Macaire OUEDRAOGO (UNDD). Le premier l’emporte par 56,27% des suffrages exprimés contre 43,72% au second.
7 juillet 1978 : Issoufou Joseph CONOMBO (RDA) est nommé Premier ministre.
16 juillet 1978 : formation du gouvernement.
 
 
 
COMITE MILITAIRE POUR LE REDRESSEMENT NATIONAL (CMRPN) :1980-1982
 
Régime militaire dirigé par le Colonel Saye ZERBO.
 
 
1980
octobre-novembre : crise scolaire ; grève du Syndicat national des enseignants africains de Haute-Volta (SNEAHV) et du Syndicat unique des enseignants du secondaire et du supérieur(SUVESS).
25 novembre 1980 : coup d’Etat du Colonel Saye ZERBO. L’Assemblée nationale et les partis politiques sont suspendus. Le gouvernement est démis de ses fonctions. Il est créé un Comité militaire de redressement pour le progrès national (CMRPN).
7 décembre 1980 : formation du premier gouvernement du CMRPN.
 
1981
1er mai 1981 : discours programme du CMRPN.
8 septembre 1981 : le Capitaine Thomas SANKARA est nommé Secrétaire d’Etat à la Présidence chargé de l’Information.
1er novembre 1981 : suspension du droit de grève. Dissolution de la Confédération syndicale voltaïque (CSV) ; un mandat d’arrêt est lancé contre son Secrétaire général, Soumane TOURE.
 
1982
12 avril 1982 : Thomas SANKARA démissionne de son poste de secrétaire d’Etat à la Présidence chargé de l’Information.
 
 
CONSEIL DE SALUT DU PEUPLE (CSP) : 1982-1983
 
Le Médecin-Commandant Jean-Baptiste OUEDRAOGOest président du CSP et chef de l’Etat.
 
 
 
 
1982
7 novembre 1982 : coup d’Etat du 7 novembre 1982 ; création du Conseil de Salut du Peuple (CSP)dirigé par le Médecin-Commandant Jean-Baptiste OUEDRAOGO.
 
1983
11 janvier 1983 : le Capitaine Thomas SANKARA est nommé Premier ministre.
17 mai 1983 : arrestation du Capitaine Thomas SANKARA et de ses compagnons, le Capitaine Henri ZONGO et le Commandant Boukari LINGANI. Le Capitaine COMPAORE échappe à l’arrestation et rejoint Pô, base des Commandos qu’il commande ; il organise une résistance.
 
 
CONSEIL NATIONAL DE LA REVOLUTION (CNR) : 1983-1987
 
Le Capitaine Thomas SANKARA est président du CNR et chef de l’Etat.
 
 
1983
4 août 1983 : coup d’Etat de Thomas SANKARA, exécuté par des commandos de Pô sous la direction du Capitaine Blaise COMPAORE. Il est créé un Conseil National de la Révolution (CNR).
24 août 1983 : formation du premier Gouvernement du CNR. Des militaires, des militants du Parti africain de l’indépendance (PAI) et de l’Union des luttes communistes reconstruite (ULC-R) y participent.
août 1983 : formation des Comités de défense de la révolution (CDR).
2 octobre 1983 : publication du Discours d’orientation politique (DOP) qui définit une République démocratique et populaire (RDP).
19 octobre 1983 : création par Thomas SANKARA des Tribunaux populaires de la révolution (TPR).
septembre-décembre 1983 : organisation de la Haute-Volta en 25 provinces et 198 départements.
décembre 1983 : organisation de la première édition de la Semaine nationale de la culture (SNC).
 
1984
3 janvier 1984 : Première assise des TPR. Sangoulé LAMIZANA, ancien président, est accusé de
mauvaise gestion des « fonds spéciaux ».
20, 21, 22 mars 1984 : grève du Syndicat national des enseignants africains de Haute-Volta
(SNEAHV). Plus de mille (1000) enseignants grévistes sont licenciés.
28 mai 1984 : publication des statuts des CDR.
4 août 1984 : la Haute-Volta prend le nom Burkina Faso. Les habitants sont des Burkinabé (nom invariable). Le drapeau et l’hymne national changent.
31 août 1984 : formation d’un nouveau gouvernement du CNR. Aucun membre du Parti africain de l’indépendance n’y participe.
 
1985
décembre 1985 : conflit frontalier Mali-Burkina à propos de la zone de l’Agacher (au Nord).
 
1986
16 février 1986 : les Tribunaux populaires de conciliation (T.P.C.) sont mis en place.
 
1987
15 octobre 1987 : coup d’Etat du Capitaine Blaise Compaoré. Assassinat de Thomas SANKARA et de
douze de ses collaborateurs.
 
 
LE FRONT POPULAIRE : 1987-1991
 
Le Capitaine Blaise COMPAORE est président du Front populaire et chef de l.Etat.
 
 
 
1987
15 octobre 1987 : création du Front populaire (FP) dont le but est de «rectifier la Révolution».
24 octobre 1987 : le Capitaine Boukary KABORE, dit le «lion», entre en rébellion à Koudougou.
27 octobre 1987 : assaut contre la garnison de Koudougou. Boukary KABORE se réfugie au Ghana.
31 octobre 1987 : formation du premier gouvernement du Front populaire. Outre les militaires et des personnalités civiles indépendantes, entrent dans le gouvernement des représentants d’organisations politiques : l’Union communiste burkinabé (UCB) , le Groupe communiste burkinabé (GCB) et l’Union des luttes communistes-Flamme (ULC-F).
 
1988
8-10 janvier 1988 : tenue des assises nationales pour un bilan critique des quatre années du CNR.
20-27 février 1988 : première édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).
11 mars 1988 : les statuts et le programme du Front populaire sont publiés.
17 mars 1988 : dissolution des CDR, création des Comités révolutionnaires (CR).
 
1989
26-28 janvier 1989 : assises nationales de bilan d’un an de rectification. L’option est prise d’ouvrir le Front populaire aux nouvelles organisations politiques.
19 février : création du Mouvement burkinabé des droits de l’homme et des peuples (MBDHP)Halidou OUEDRAOGO, magistrat, est élu Président.
15 avril 1989 : création de l’Organisation pour la démocratie populaire, Mouvement du travail (ODP/MT), parti de Blaise COMPAORE.
18 septembre 1989 : tentative de coup d’Etat, selon le gouvernement. Jean-Baptiste LINGANI,ministre de la Défense, et le Capitaine Henri ZONGO, ministre de la Promotion économique, tous deux chefs historiques du coup d’état du 4 août 1983, sont exécutés.
 
1990
1-4 mars 1990 : Premier congrès du Front populaire. Une résolution est prise de rédiger une Constitution pour le pays.
17 avril 1990 : formation et attributions de la Commission constitutionnelle. Celle-ci est composée de 104 membres représentant différentes sensibilités.
2 mai 1990 : le Médecin-Commandant Bognessan Arsène YE est nommé président de la Commission constitutionnelle.
15 octobre 1990 : remise de l’avant-projet de Constitution au chef de l’Etat.
14 et 15 décembre 1990 : tenue à la Maison du peuple de Ouagadougou des assises nationales (2000participants) pour la discussion de l’avant-projet et l’adoption du projet de Constitution.
 
 
QUATRIEME REPUBLIQUE : DEPUIS 1991
 
Blaise COMPAORE est président du Faso.
 
 
 
1991
2 juin 1991 : adoption par référendum de la constitution de la quatrième République (93 % des voix,51 % de taux d’abstention). Elle est promulguée par décret du Chef de l’Etat le 11 juin. Institution d’un «régime parlementaire fortement présidentiel».
1er décembre 1991 : élection présidentielle. Blaise COMPAORE, seul candidat, est élu avec 86,41%des suffrages exprimés.
9 décembre 1991 : assassinat de Clément OUEDRAOGO, secrétaire général du Parti du travail du Burkina (PTB) et ex-secrétaire général de l’ODP/MT.
 
1992
24 mai 1992 : élections législatives. Le parti du Président, l’Organisation pour la démocratie populaire/Mouvement du travail (ODP/MT), emporte les élections par 78 sièges sur 107.
17 juin 1992 : Bognessan Arsène YE est élu président de l’Assemblée.
19 juin 1992 : Formation du premier gouvernement de la IVe république. Issouf OUEDRAOGO est Premier ministre.
 
1993
mai 1993 : adoption par l’Assemblée des députés du peuple (ADP) de cinq (5) lois relatives à la décentralisation.
 
1994
22 mars 1994 :formation d’un nouveau gouvernement. Rock Marc Christian KABORE est Premier ministre.
 
1995
12 février 1995 : élections municipales. L’ODP/MT emporte la majorité dans 29 communes sur 33communes de plein exercice.
 
1996
20 février 1996 : Formation d’un nouveau gouvernement. Kadré Désiré OUEDRAOGO est Premier ministre
décembre 1996 : tenue du 19e sommet France-Afrique sur le thème «Bonne gouvernance et développement».
 
1997
27 janvier 1997 : révision de la Constitution par l’ADP. La durée du mandat présidentiel, qui est de 7ans, devient renouvelable de manière illimitée (loi n° 002/97/ADP).
11 mai 1997 : élections législatives. Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), nouveau parti du Président, emporte 101 sièges sur 111.
7 juin 1997 : Mélégué Maurice TRAORE est élu Président de l’Assemblée.
 
 
1998
7 mai 1998 : création d’une Commission électorale nationale indépendante.
15 novembre 1998 : élections présidentielles. Blaise COMPAORE est élu en recueillant 87,52% des suffrages exprimés contre Ram OUEDRAOGO (6,61%) et Frédéric GUIRMA (5,87%).
13 décembre 1998 : assassinat de Norbert ZONGO, fondateur et directeur de publication de l’hebdomadaire L’Indépendant et de ses trois compagnons. Norbert ZONGO enquêtait sur la mort suspecte de David OUEDRAOGO chauffeur de François COMPAORE, frère de Blaise COMPAORE. L’émotion est immense dans la population burkinabé. Formation du Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques. De nombreuses manifestations sont organisées, afin que justice soit rendue, et contre l’impunité. Grave crise socio-politique.
 
1999
7 mai 1999 : dépôt du rapport de la Commission d’enquête indépendante (CEI). Des membres de la sécurité présidentielle sont considérés comme des «suspects sérieux».
1er juin 1999 : formation d’un Collège de Sages comprenant les anciens chefs d’Etat,des personnalités coutumières, religieuses et de personnes ressources. La mission de ce Collège est d’examiner les crimes impunis résultant de la violence en politique de 1960 à nos jours et de «faire des recommandations susceptibles de promouvoir la réconciliation nationale et la paix sociale». Le 14 juin le Collège forme son bureau, présidé par Monseigneur Anselme SANOU, évêque de Bobo-Dioulasso.
30 juillet 1999 : le Collège de Sages dépose son rapport auprès du Président du Faso. Plusieurs
propositions sont faites dont la formation d’une commission ad hoc des partis politiques et d’une
commission vérité et justice.
11 novembre 1999 : création de la Commission pour la réconciliation nationale (C.R.N.).
23 novembre 1999 : installation de la Commission ad hoc sur les réformes politiques et de la Commission sur la réconciliation nationale.
23 décembre 1999 : La Commission sur les réformes politiques dépose son rapport auprès du Premierministre.
 
1999/2000
Grave crise à l’université de Ouagadougou (UO). Invalidation de l’année universitaire. Début des réformes à l.U.O.(Refondation).
 
2000
22 février 2000 : la Commission sur la réconciliation nationale remet son rapport au Premier ministre, Kadré Désiré OUEDRAOGO.
11 avril 2000 : révision de la Constitution par l’Assemblée nationale : la durée du mandat présidentielest ramenée de 7 à 5 ans, renouvelable une fois.
24 septembre 2000 : élections municipales. Le CDP remporte 42 des 49 communes de plein exercice.
12 novembre 2000 : formation d’un nouveau gouvernement. Paramanga Ernest YONLI est Premier ministre.
Août : procès «David OUEDRAOGO».
6 décembre 2000 : décret interdisant toute manifestation sur la voie publique.
 
2001
30 mars 2001 : organisation de la Journée nationale de pardon au Stade du 4 août.
 
2002
5 mai 2002 : élections législatives. Treize partis ont des élus : Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), 57 sièges sur 111 ; Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), 17 sièges ; Parti pour la démocratie et le progrès, 10 sièges, etc.
19 septembre 2002 : tentative de coup d’Etat en Côte d’Ivoire. Début de la guerre civile.
 
2004
30 juillet 2004 : nomination des gouverneurs des 13 régions.
novembre 2004 : le Xe sommet de la francophonie se tiendra à Ouagadougou.
 
 
2005:Des élections présidentielles sont prévues à la fin de l’année 2005.
 
 
 
Yénouyaba Georges MADIEGA

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